Valon Behrami vit toujours des moments difficiles cette année. Après avoir manqué sur blessure (adducteurs) le Mondial, où il n'a joué que les 2 dernières minutes du match contre la Corée du Sud, le milieu tessinois ne retrouvera pas les terrains avant un mois.
Opéré d'un pubalgie et des adducteurs de la jambe droite il y a 2 semaines, le seul joueur helvétique à jouer en Série A cette saison manquera le début de la saison, qui commence ce week-end.
De plus, son club de la Lazio, qui part avec 11 points de retard, devra refaire surface après le scandale des matchs truqués. Interview:
Malgré des moments difficiles, comment vous sentez-vous?
C'est certain que le moral n'est pas au top. D'ailleurs je ne regarde plus de foot à la télévision... Mais ces moments difficiles font partie de la vie d'un sportif.
Le plus rageant, c'est que j'ai perdu un mois et demi. Après ma blessure aux adducteurs pendant le Mondial, le staff médical de l'équipe de Suisse m'a donné le feu vert. Mais cette blessure a resurgi il y a quelques semaines. Désormais j'ai été opéré et je me sens bien. Je dois maintenant effectuer une rééducation et me préparer physiquement.
Même si vous allez manquer le début de la saison, vous avez vécu durant cet été le scandale des matchs truqués avec la Lazio. Votre réaction?
C'est frustrant! C'est difficile à comprendre les actes des dirigeants. Nous ne pouvons qu'être tristes de cette situation.
Nous nous posons beaucoup de questions, ainsi que nos fans qui ne vont désormais garnir qu'à moitié des stades. Mais j'espère que le public comprendra que les joueurs n'y sont pour rien dans ce affaire.
Selon vous, les joueurs peuvent-ils changer les choses?
Nous devons pratiquer un bon jeu et avoir des bons résultats pour faire revenir les spectateurs au stade. Maintenant c'est à la Fédération à faire bouger les choses. On verra ce qu'elle fera.
Sur le plan sportif, ce sera difficile pour les équipes pénalisées!
Il y a beaucoup de bonnes équipes en Série A, il faudra prendre un bon départ pour pouvoir s'en sortir. Surtour pour la Lazio. Nous avons perdus 2-3 joueurs importants et nous misons désormais sur les jeunes.
Avec le départ de Johan Vogel en Espagne, vous êtes le seul Suisse à évoluer en Serie A. Le championnat italien ne plaît-il pas aux Helvètes?
Je comprends que les Suisses ne veulent pas rester en Italie. On n'y a plus de vie privée et c'est dur moralement. Si on perd un match, on ne peut pas sortir le soir même. Et je pense que cela sera encore plus difficile après le scandale.
De plus, au niveau du jeu, c'est plus tactique et moins divertissant. Je comprends que les Suisses désirent plus de liberté dans les équipes.
D'un point du vue personnel, votre objectif est-il d'être dans la sélection nationale pour l'Euro 2008?
Mon premier but est de revenir sur les terrains en forme et de faire un bon championnat avec la Lazio, club avec lequel je suis lié jusqu'en 2010. En effet, cette saison sera difficile et nous devrons tout donner pour éviter la relégation.
En ce qui concerne l'équipe de Suisse, je dois prouver que je peux jouer sur toute l'année, car j'ai souvent été blessé. Cela est dû à une carence musculaire. C'est pourquoi je dois surtout bien me préparer physiquement.
Source: Swiss TXT