Voici quelques extraits d'une interview de Philippe Senderos (Ceux-ci sont en rapport avec la Nati):
(...)
2006, vous êtes encore jeune mais cela pourrait être une année magnfique. Je pense évidemment à ce 17 mai, je pense à la Coupe du Monde, je pense que vous avez envie de vivre une grande année. Comment vous voyez ça?
Ouais exactement, je pense que c'est quelque chose qui va venir dans quelques semaines mais j'essaie de ne pas trop y penser non plus à la coupe du monde. J'essaie de prendre chaque match après match. Mais je sais en fond de moi que dans quelques mois, quelques semaines il y a une coupe du monde et il y a des grandes échéances qui vont arriver. Je sais que je dois bien me préparer pour ça.
En plus vous êtes presque un des piliers. On se souvient du but contre la Turquie. Comment à votre âge on se sent aussi serein, on a l'impression que vous êtes un patron, comment vous expliquez ça?
Moi j'essaie toujours de faire de mon mieux sur le terrain. Et là le match contre la Turquie, on sait qu'on tire très bien les coups fronts et n'importe qui aurait pu être là à ma place et dévier ce ballon, donc ça ça arrive. Maintenant dans l'équipe nationale, c'est vrai que je me sens très bien, j'ai la confiance de l'entraineur et des autres joueurs. On voit que n'importe quel joueur qui s'introduit à ce groupe joue librement et arrive à apporter ses qualités à l'équipe et c'est vraiment un plaisir à chaque fois d'aller jouer avec l'équipe nationale.
Je reste un peu sur l'équipe nationale, mais on parle à présent de la Coupe du Monde des grands joueurs comme Ronaldinho et compagnie mais on dit aussi que Senderos pourrait être une des grandes révélations, une des grandes surprises. Qu'est-ce que ça vous fait quand vous entendez cela?
(Un peu gêné..) Déjà il ne faut pas me mettre dans le même registre que Ronaldinho, c'est des magiciens du ballon on va dire. C'est un joueur tellement créatif, on ne peut pas s'attendre à ce qu'il va faire, on ne sait pas vraiment. Moi j'essaie de faire mon travail avec la défense. Les journalistes parlent beaucoup, on va les laisser parler.
Mais vous lisez, vous êtes attentifs à ça?
Non. La vérité c'est ce qu'il y a sur le terrain et c'est ce qui m'importe aussi.
(...)
Vous n'êtes pas le seul suisse à Arsenal, il y a aussi Djourou. Je vous vois parler ensemble, être ensemble pendant l'entrainement. Y a une relation spéciale entre vous? Comment ça se passe?
On est de bons amis. On se connaissait avant de venir ici. Lui il jouait à Carouge et moi à Servette. Je savais qui c'était et lui il savait qui j'étais. C'est vrai que de se retrouver deux genevois à Londres, on est obligés. On s'entend très bien, quand on va avec l'équipe nationale, on partage la même chambre. Espérons que ça va continuer.
C'est toujours bien d'avoir mon pote à coté de moi. Ca me fait rappeler d'où je viens.
(...)
Interview prise sur www.tsr.ch